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Plaquette Jean Roger

 

Tradition ancestrale peu commune en effet que celles des Roger, dont nous retrouvons dans la gazette des corporations d'alors la trace de François Charles Roger, l'ancêtre (1739-1796), établi orfèvre et bijoutier dans le quartier Saint-Sulpice à Paris. Viennent ensuite Xavier (1758-1828), joaillier à Genève et Paris, Hubert Pierre (1779-1847), maître horloger pendulier, fabricant rue du temple à Paris, puis Pierre Honoré Roger (1829-1882), maître horloger de la marine.

1873 vit la naissance à Boulay, en Moselle, d'Honoré Roger, père de Jean Roger. Il embrasse lui aussi cette carrière après un apprentissage très poussé et des brevets de maîtrise en bijouterie-horlogerie.

Son jeune fils Jean Roger, après de brillantes études à Metz, est mobilisé en 1916 et part au front. En 1920, il retourne à l'atelier paternel puis rejoint les ateliers Leroy à Paris, rue du Faubourg Saint-Honoré, pour y parfaire ses connaissances techniques qu'il complète au Technikum de Bienne (Suisse).

Revenu à Metz trois ans après, il y passe son brevet de maîtrise et voit sa pièce sélectionnée à l'exposition des meilleurs ouvriers de France à Paris.

En 1925, Jean Roger ouvre son premier magasin à Strasbourg, la " Maison JAB ", dans la rue du Vieux Marché aux Vins. Dès 1928, le magasin est transféré rue des Grandes Arcades à l'emplacement de l'actuelle boutique Adidas.

Les années 1950 à 1954 sont marquées par l'acquisition du terrain actuel et la reconstruction de l'immeuble du 89 rue des Grandes Arcades, qui avait été entièrement sinistré par les bombardements de 1944. Classé monument historique, cet immeuble de style Renaissance à ceci de particulier que les fenêtres de ces quatre étages sont ornées de blasons des différents corps de métiers et que l'angle du bâtiment est décoré de la très belle statue d'une femme tenant un coffret à bijoux dans sa mains.

Fidèlement attaché à sa profession, Jean Roger a formé au cours de sa carrière dix-huit apprentis qui se sont établis à leur compte au quatre coins de la France.

Depuis sa disparition en 1973, son épouse Marie et aujourd'hui sa fille Marianne, diplômée de l'institut du diamant d'Anvers, perpétuent cette tradition de l'excellence en sélectionnant bijoux et montres avec rigueur et professionnalisme.